Archive pour la catégorie ‘centpapiers’

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Un autre travail d’étudiants où il est question de CentPapiers

June 9th

J’imagine que c’est assez positif quand des étudiants traitent de CentPapiers dans leurs travaux.

En avril dernier, un étudiant suisse nous contactait pour nous pointer son travail à propos de CentPapiers. Aujourd’hui, je constate par l’entremise de Projet J que des étudiants des HEC parlent à quelques reprises du site dans leur travail de recherche sur l’impact du numérique sur l’industrie de la presse.

Pas encore lu, mais je le ferai sûrement sous peu, en espérant qu’il n’y aura pas autant de fautes que cette phrase le laisse présager :

“Par contre, pour l’instante, à l’extérieur des sites de journalismes citoyens comme CentPapiers, ils sont très peu à le faire.”

Leur blogue a l’air plutôt intéressant… hop dans le Google Reader.

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Pourquoi je quitte iWeb et où je m’en vais

May 24th

Maintenant que tout le monde chez iWeb est au courant, je peux en parler ici : je quitte mon poste de responsable des communications.

Ça n’a rien à voir avec iWeb. Il s’agit d’une excellente entreprise toute pleine de gens superextra. J’y ai vécu de beaux moments et continuerai de suivre avec attention son développement.

Avant de continuer, si quelqu’un se cherche un emploi, mon poste est ouvert. En gros, ça consiste en rédiger des communiqués, des infolettres aux clients, le contenu du site, et à participer à la réflexion sur le marketing en ligne. Une grosse partie du travail consiste à rédiger pour le blogue de iWeb. Être payé pour bloguer, pas trop mal comme idée ! Faites-moi signe si ça vous intéresse.

Donc, pourquoi est-ce que je quitte alors ? Parce qu’on m’a offert l’emploi presque rêvé. Je coordonnerai les activités en ligne (je me cherche encore un titre glamour) du Forum Canadien de Recherche Publique sur le Patrimoine. Deux de mes anciens profs viennent d’obtenir une subvention de deux millions (pas de blague sur Tourisme Montréal SVP) sur sept ans pour financer ce projet qui se veut entre autres (c’est le bout qui me concerne) une plateforme de participation en ligne qui regroupera les chercheurs du Canada en patrimoine, les experts de la question, et les citoyens.

Ce sera donc un endroit où les chercheurs pourront discuter des enjeux du patrimoine (une communauté de pratique donc), mais aussi un outil de participation citoyenne qui permettra de faire un lien entre la recherche et la pratique, qui contribuera, dans le meilleur des mondes à impliquer la population dans le processus de patrimonialisation (le processus par lequel on détermine ce qui est ou n’est pas considéré comme patrimonial). Ce sera aussi un observatoire de ce qui se passe en patrimoine, et éventuellement, une encyclopédie du patrimoine.

Il faut dire qu’en 2006, je prévoyais faire mon mémoire de maîtrise (en études urbaines) sur le FCRPP. À l’époque, malheureusement, la demande de subvention avait été refusée et j’avais fait dévier un peu mon sujet pour plutôt analyser les discussions sur un blogue qui traite d’aménagements urbains (Québec Urbain, en l’occurrence). J’avais tenté de déterminer quels étaient les caractéristiques des participants, les mécanismes techniques, et les éléments du discours qui influencent le débat, et qui en définitive, sont le mieux à même d’avoir un impact sur la sphère publique (mettons). D’ailleurs, il ne me reste qu’à l’imprimer (quelqu’un connaît une imprimante qui fait du recto-verso ?) et le déposer, ce mémoire.

Donc, mon nouvel emploi fitte parfaitement avec ce qui m’a suffisamment passionné pour en faire l’objet de ma recherche. J’aurai l’occasion de reparler de ces sujets parce que je compte bien créer un blogue consacré à la chose qui traitera de participation citoyenne en ligne, de cybergouvernance, de développement web, et qui documentera la conception du FCRPP.

J’ai un petit côté entrepreneur, mais un autre qui haït l’administration et les finances. Il s’agit là d’une excellente occasion d’avoir l’un sans l’autre. Je m’occuperai de tout ce qui touche au Web dans ce projet : planification du site, design, programmation, SEO, promotion, gestion, rénovation, etc.

Évidemment, ces considérations techniques sont de la petite bière. Le vrai défi sera de bâtir une communauté. C’est l’objectif principal de la patente. Je crois avoir un peu d’expérience de la chose, avec CentPapiers et le Sportnographe qui sont assez vivants. Reste que comme le dit ma prof, les gens qui s’intéressent au patrimoine sont souvent eux-mêmes patrimoniaux (je ne sais pas si j’ai le droit de répéter ça). Ce ne sera pas facile, donc.

Un autre facteur majeur pour ce changement de boulot relève de la qualité de vie. J’aurai un bureau à l’UQAM, mais je pourrai bosser de chez moi, d’un café, ou de la Gaspésie. Tôt le matin, de 8:00 à 17:00, ou en pleine nuit. Plein de temps pour la petite famille donc ! Du temps aussi pour les autres projets…

Cerise sur le sundae, ça me fera peut-être faire quelques voyages. Ça commence déjà à la fin juin alors que j’irai à Yellowknife (c’est pas la porte à côté !) pour le congrès de la Société pour l’étude de l’Architecture au Canada. Avouez que c’est exotique comme destination. Je me demande s’ils ont le wifi…

Voilà, presque tout est dit ! Mais j’en reparlerai sans doute !

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Roger Drolet attire du beau monde

April 16th

Ce que j’aime beaucoup sur les internets, ce sont les commentaires un peu débiles que suscitent certains textes.

Au début de 2006, j’écrivais un court billet sur Roger Drolet, un type passé maître dans l’art de dire aux autres quoi penser en leur faisant croire le contraire. Le billet est populaire dans Google, et je reçois régulièrement des commentaires, dont celui-ci ce matin, qui a été envoyé directement à l’adresse de CentPapiers :

“plus que vous riez de m drolet plus vous reculez.il a tout a fais raison
reveillez vous espece de quebecois en pente libre dans le noir!!!”

“Québécois en pente libre dans le noir”, avouez que c’est chien.

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Koumbit perquisitionné à cause de CMAQ

March 20th

Ainsi, Koumbit, un hébergeur en forme de coopérative, a vu ses locaux perquisitionnés après que CMAQ eu publié les textes des “anarchistes” qui s’amusent à brûler des voitures par les temps qui courent.

Le Réseau Koumbit a reçu le 18 mars vers 20h00 la visite d’enquêteurs (2) de la section des incendies criminels, accompagnés de deux agents de police et munis d’un mandat de perquisition. Ceci, suite à des revendications parues sur le site Web du Centre des Médias Alternatifs du Québec (CMAQ) hébergé sur les serveurs de Koumbit. Vu le risque de saisie de matériel de travailleurs, Koumbit a été contraint de fournir trois lignes de “logs” aux inspecteurs.

Je me demande d’abord si CentPapiers aurait publié de tels communiqués de revendication, et ensuite si mes collègues chez iWeb auraient trouvé drôle de voir débarquer les policiers pour effectuer une fouille corporelle à mon serveur. Je me réponds dans le deux cas : je ne pense pas.

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Quelques précisions sur la couverture du journalisme citoyen

February 4th

Depuis que Voir s’est doté de la révolutionnaire technologie du RSS, je lis assidûment Steve Proulx, chroniqueur médias. Je le trouve généralement pertinent, et toujours intéressant.

…sauf quand il parle de journalisme citoyen. Pas que je ne respecte pas ses opinions. Il me semble que la question de l’implication des citoyens dans la production de l’information en est une qui soulève d’importantes questions, et qu’il faut voir tous les points de vue. Je suis loin d’être un pur et dur du journalisme citoyen, de toute façon.

Mais à chaque fois, il me semble que M. Proulx colporte de fausses informations qui sont empreintes de ce qui pourrait être de la mauvaise foi.

Au mois d’août 2006, il disait ceci à propos de centpapiers :

“Cent Papiers se veut l’équivalent québécois d’Agoravox.com. Un “média citoyen” où toutes les nouvelles sont écrites par vous, moi, n’importe qui. C’est l’avenir des médias, paraît-il. Les rédacteurs peuvent couvrir des événements qui sont ignorés par les grands médias, et les lecteurs peuvent voter pour les meilleures nouvelles. Tout ceci est-il garant d’un contenu d’intérêt public ? La nouvelle la plus populaire sur le site concerne “le chien le plus laid au monde”. Je n’ajoute rien.”

Je répondais à l’époque que :

1. Nous ne croyons pas que le média citoyen soit l’avenir des médias, mais plutôt une nouvelle forme de média qui complétera la première.

2. L’histoire du chien le plus laid est la nouvelle la plus populaire parce que la plus visitée (la popularité est calculée selon le nombre de visiteurs moyens). Il s’adonne que Google pointe à peu près tout le monde tapant “chien le plus beau du monde” ou “chien le plus laid du monde” vers cet article. Évidemment, ça ne veut pas dire que le média citoyen est garant d’un contenu d’intérêt public. L’exemple est simplement mal choisi puisqu’il confond appréciation des lecteurs et nombre de visiteurs.

Aujourd’hui, il nous revient, en parlant de inouille, avec un titre éloquent, “Potiner pour rien” :

“Il y a même du « potinage citoyen », désormais. Voyez le nouveau site : inouille.com. Je me demande sincèrement ce qui peut bien motiver des “citoyens” à le faire… gratuitement! Un dangereux supplément de temps libres, peut-être…”

Je l’ai inscrit en commentaire à ce texte, mais je le répète ici :

1. personne ne prétend qu’inouille est du potinage citoyen, alors je ne comprends pas l’utilisation des guillemets. Il ne s’agit que d’un endroit pour dire des niaiseries qui n’a pas le dessein de participer à une quelconque démarche citoyenne.

2. tel qu’indiqué sur le site, une partie (la totalité pour l’instant) des revenus est partagée avec les participants. Pas question de faire de l’argent sur le dos des gens.

D’autre part, l’idée est d’utiliser ce site de divertissement potentiellement générateur important de trafic pour financer les activités de la cause plus noble qu’est CentPapiers.

Il me semble qu’on nous fait dire des choses qu’on ne dit pas, et c’est le bout qui m’énerve un peu.

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inouille.com - le retour

January 7th

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Il y a de cela bien longtemps, dans les années 2004, les amis et moi nous amusions à dire des niaiseries sur notre “blogue collectif” (mettons) inouille.com. Au départ, nous voulions appeler ça “Internouille”, mais le .com était déjà pris.

Un peu nostalgique, nous avons décidé de repartir la patente, mais en utilisant la “plateforme” de CentPapiers. inouille ressuscite donc sous forme de média citoyen pas utile. Au menu : potins, humour, chroniques, politique, citations, vidéos, tout ce que vous voulez.

Dans le meilleur des mondes, la patente servirait à financer le moindrement les activités de CentPapiers. Dans le pire des mondes, on se fait poursuivre pour avoir mis des photos de Britney Spears en petite tenue.

Le site était prêt depuis belle lurette, mais nous n’avions pas eu le temps de préparer le lancement. Monsieur Dumais est tombé sur un obscur commentaire fait sur le blogue de Julien Brault la semaine dernière à ce sujet, et en a profité pour en parler sur MédiaBiz. Pas le choix de procéder, donc. Alors voilà, inouille.com.

P.S.: J’avais choisi de belles couleurs kitsch, mais les personnes sondées n’aimaient pas, alors c’est maintenant plus… hmmm… classique.

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Voleur d’images

January 3rd

Semble-t-il que Getty Image écume l’autoroute de l’information pour trouver les pas fins qui utilisent ses photographies sans autorisation. Raison de plus pour continuer d’utiliser des photos sous licence Creative Commons, dénichées sur Flickr, comme nous le faisons sur CentPapiers.

On trouve généralement chaussure à notre pied assez rapidement.

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Micronouvelles de CentPapiers

December 18th

Hier soir, j’ai fait de toutes petites rénovations sur CentPapiers :

  • Modifié le “hover” des liens dans les articles à la Flickr (c’est cute et ça ajoute un peu à la navigation);
  • Ajouté des liens sur les titres de quelques sections dans la page d’accueil (il était temps);
  • Ajouté des statistiques des chroniques au survol.

Sinon, Rue89 nous a ajouté à leur page d’accueil (yeah), et plusieurs participants d’Agoravox sont venus se chicaner chez nous.

Je vous l’avais dit, ce sont des micronouvelles… vous pensiez quoi, que j’allais vous parler de Twitter ?

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La rénovation d’Agoravox

December 9th

Cette semaine, Agoravox s’est refait une beauté. Bon, c’est une façon de parler. On va s’entendre que le design n’est pas leur spécialité. Je n’ai jamais vu un tel ramassis de couleurs qui ne vont pas ensemble. Côté SEO, on dirait qu’ils ont oublié d’inscrire les tags “title” dans leurs articles, et ils n’utilisent pas la réécriture d’URL. Pas très efficace.

Reste que l’équipe du “média citoyen” français a ajouté quelques mécanismes intéressants : clavardage au bas de chaque article, tri des commentaires selon leur pertinence votée par les lecteurs, et système de modération par tous les rédacteurs ayant publié au moins quatre articles.

Il faudra bien qu’un jour CentPapiers se dote de mécanismes pour modérer les articles soumis, et pour mieux identifier les commentaires pertinents.

Sinon, à l’instar de CentPapiers, Agoravox a maintenant des palmarès, et différenciera les textes d’opinions des articles “privilégiant les faits”.

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Réponse à Antoine Robitaille sur le journalisme citoyen

December 9th

En septembre 2006, j’écrivais un article sur CentPapiers à propos de soupçons de plagiat envers le ministre Benoît Pelletier. Après quelques jours sans répercussion médiatique, je décidai de contacter Antoine Robitaille du Devoir pour lui refiler le tuyau. Plus d’un an après les faits, M. Robitaille commente un court billet du blogue de Cent Papiers où je rapportais que le Devoir avait repris la nouvelle :

“Nuance : en fait, M. Niquet m’a envoyé un courriel dans lequel il m’indiquait le passage d’un livre qu’il citait dans son blogue. Dire que c’est « une nouvelle de Cent papiers », ce serait un peu excessif, voire trompeur. Et c’est confondre nouvelle et information. Cette information, je ne l’ai pas découverte sur le site, puisque je ne le connaissais pas. Et pour en faire « une nouvelle », j’ai fait mes propres vérifications ; interviewé des auteurs qui accusaient le ministre ; interviewé le ministre. M. Niquet m’a fourni une information, l’a soumise à mon attention via courriel. Autrement dit, la « nouvelle », c’est celle du Devoir, avec les confirmations qu’exigent les règles d’un métier bien défini et qui ne se pratique pas sur un coin de clavier. Si j’ai cité « Cents papiers », c’est que je voulais faire une fleur à M. Niquet qui m’avait donné une information. Mais des informations par courriel, on en reçoit des tonnes. Il n’y a pas ici de complémentarité particulière « entre médias traditionnels et médias citoyens ». Il y a simplement un lecteur qui a envoyé une information à un journaliste. Comme ça se fait depuis des siècles grâce aux pigeons voyageurs, à la poste, au téléphone, au télex, au fax, etc. Il n’y a rien de nouveau sous le soleil, à mon sens…”

J’ai écrit à M. Robitaille pour répondre à son commentaire.

M. Robitaille,

Suite à votre commentaire sur un billet traitant du fait que vous aviez repris une nouvelle publiée sur Cent Papiers, j’aimerais préciser quelques trucs.

D’abord, ledit billet n’annonçait pas une révolution. Nous en sommes bien loin, et l’objectif n’était que d’illustrer que n’importe qui a maintenant le pouvoir de publier, annoter, commenter une information qu’il a trouvé. Si vous avez compris dans ces quelques mots la célébration d’une quelconque victoire du citoyen sur les médias traditionnels, vous vous méprenez.

Il est vrai qu’à l’époque, compte tenu de la faible renommée de CentPapiers, j’ai dû vous contacter pour vous signaler l’information. Ce n’est pas précisé dans le billet, et c’est sans doute un élément que j’aurais dû spécifier. Néanmoins, à toutes les fois que j’ai dû revenir sur le sujet à d’autres endroits, j’ai mentionné la chose. Il reste que si CentPapiers avait la visibilité des sites similaires ailleurs dans le monde, il n’est pas dit qu’un journaliste ait pu tomber sur cette nouvelle.

Pour ce qui est de confondre nouvelle et information, bien que je ne prétende pas égaler le journaliste en ce qui a trait aux “règles du métier”, il reste que dans ce cas précis, j’ai bel et bien parlé au directeur de cabinet du ministre à quelques reprises, ait parlé aux auteurs qui accusaient le ministre, et suis allé dans une obscure bibliothèque constater de visu les textes originaux mis en cause. Je crois avoir fait un bon travail “d’enquête”…

Finalement, notez que la seule réflexion que contenait le billet consistait à dire que les journalistes ne peuvent pas tout voir, mais qu’ils ont de bien meilleurs moyens pour enquêter. C’est exactement ce que vous expliquez dans votre commentaire. Il n’y a donc là pas matière à s’indigner, il me semble.

Continuez votre bon travail.

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